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Il existe
autant de personnalités différentes qu'il y a d'individus ayant le
nanisme. Il est donc impossible de tracer un profil psychologique
unique pour toutes les personnes de petite taille. Toutefois, plusieurs
réactions psychologiques peuvent être observées.
Dans notre
société, les stéréotypes nous donnent à penser que la réussite est
réservée aux individus beaux, grands et forts. C'est pour cela qu’un
sentiment d'infériorité est souvent ressenti par les personnes de
petite taille : il n'est pas rare que les personnes ayant le
nanisme éprouvent une certaine honte de leur petite stature. Elles ne
se sentent pas à la hauteur d'accomplir tout ce que les autres peuvent
faire. On peut alors observer des humeurs dépressives ou un certain
repli sur soi.
D'autres personnes de petite taille se complaisent inconsciemment dans
cette situation en tentant d'en retirer le plus d'avantages possibles.
Elles seront très résistantes au changement, ont besoin de se faire
plaindre... La petite taille devient alors prétexte à éviter toute
situation évaluative ou compétitive. Cette attitude laisse deviner de
forts sentiments anxiogènes.
À l’inverse, les personnes de petite taille peuvent vouloir se
surpasser dans de nombreux domaines pour compenser leurs limitations
fonctionnelles. Cette réaction est saine car elle entraîne un sentiment
de valorisation et de fierté. Mais ce comportement ne doit pas devenir
obsessif au point de fuir la réalité et de nuire à sa santé.
En fait, les personnes de petite taille et leur famille doivent vivre
un deuil, celui d’une taille normale. En effet, rappelons que le
nanisme, rarement héréditaire, est une anomalie qui survient au
hasard : tout le monde peut donner naissance à
un enfant de petite taille. Que le nanisme soit
découvert à la naissance ou après plusieurs années, l’annonce du
diagnostic est alors sans conteste un choc pour les parents. Suite à
cette révélation, il arrive que la famille passe à travers des périodes
similaires à celles que connaissent les personnes lors de la perte d’un
être cher*.
- Choc,
déni : « Il doit y avoir une erreur, mon enfant va
grandir »
- Colère face
à la situation, culpabilité : « Ce n'est pas
juste ! », « C’est de la faute du
médecin »...
- Marchandage,
négociations avec la réalité, les médecins, le sort... :
« Je ferai ce que vous voudrez, faites-lui gagner 10cm de
plus. »
- Détresse :
« Ça ne vaut pas la peine de se battre »
- Acceptation :
« Sa petite taille est une de ses caractéristiques et non
tout son être»
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