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Il existe plusieurs examens médicaux pour
poser un diagnostic de nanisme pendant la grossesse ou pendant les
premières années de vie d’un enfant ou bien suivre l’évolution physique
d’un enfant de petite taille, dont sa croissance. S’ils permettent de
détecter et suivre des signes spécifiques au nanisme, plusieurs des
examens suivants sont utilisés couramment pour détecter d’autres
conditions ou problèmes de santé.
Échographie
: morphologie du fœtus et clarté nucale
Au premier
trimestre, l’échographie permet de mesurer la clarté nucale,
c’est-à-dire l’épaisseur de l’espace sous-cutané à la nuque, situé
entre la peau et la colonne vertébrale cervicale du fœtus. Si cet
espace est supérieur à la moyenne (de 2 à 4 millimètres), il peut
suggérer la présence d’un syndrome de Down ou d’une autre anomalie
génétique. Cette mesure est également de plus en plus utilisée pour
estimer les risques de nanisme chez un fœtus. Pratiquée à la fin du
deuxième trimestre de grossesse, l’échographie permet aussi d’étudier
la morphologie du fœtus et d’évaluer la taille des différentes parties
de son corps pour détecter la présence éventuelle d’une forme de
nanisme.
La
courbe de croissance
Le
spécialiste mesure régulièrement la taille de l’enfant et compare ces
résultats à des courbes de croissance établies pour la population
générale dans laquelle vit l’enfant. Cela permet au spécialiste de
détecter un éventuel retard de croissance ou de surveiller le
développement d’un enfant pour lequel un diagnostic de nanisme a déjà
été posé.
Radiographie
et détermination de l’âge osseux
Le
spécialiste prend des radiographies de l’os de la main dont l’enfant ne
se sert pas pour écrire et identifie les points d’ossification. Il
compare ces points à des radiographies standard correspondant à l’âge
civil de l’enfant. Cela lui permet d’évaluer si l’enfant peut grandir
encore ou s’il a terminé sa croissance.
Résonance
magnétique nucléaire (imagerie par résonance magnétique)
Cet examen
donne des images des tissus mous : moelle osseuse, moelle
épinière et cerveau. Il permet au spécialiste de détecter une
éventuelle compression de la moelle épinière ainsi que d’estimer si la
répartition entre les différents types de moelle osseuse (rouget et
jaune, principalement) est exacte. L’examen permet également de
détecter une maladie osseuse ou un défaut dans la croissance et dans
l’ossification.
CT-scan
(tomodensitométrie ou tomographie)
La
tomodensitométrie permet de voir des images des organes internes, du
cerveau, de la moelle épinière ou de la moelle osseuse, comme s’ils
étaient coupés en tranches fines et successives. Elle permet de
visualiser une augmentation des ventricules en cas d’hydrocéphalie
ainsi que la compression de la moelle épinière.
Consultation
génétique et tests génétiques
Les tests
génétiques permettent de voir si une personne porte parmi ses gènes une
mutation causant le nanisme. Ces examens permettent de confirmer un
diagnostic de nanisme ou d’évaluer les risques de parents de petite
taille (ou de taille régulière qui ont déjà eu un ou des enfants de
petite taille) de mettre au monde un enfant qui aura le nanisme.
Cependant, quoique quelques dysplasies squelettiques soient bien
connues et donc faciles à diagnostiquer, il existe des formes de
nanisme très rares, moins bien connues de la communauté scientifique.
Ainsi, malgré une investigation très complète, il n’est pas toujours
possible d’obtenir une réponse précise par les tests génétiques.
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